Salut, c’est Alexis 👋
Ça y est, pour beaucoup d’entre nous, les vacances sont déjà terminées. Et pendant que nous déconnectons, Google, ChatGPT, Anthropic et les autres n’ont pas chômé.
Voici ma rétrospective des actualités, annonces et changements SEO & GEO incontournables de cet été que vous avez peut-être laissés passer.
Bonne lecture !
💡 Cet article contient beaucoup de visuels, n’hésitez pas à consulter la version web: https://newsletter.alekseo.com/p/seo-and-geo-tout-ce-qui-sest-passe
2 ans après les Etats-Unis, Google a déployé enfin les AI Overviews en France
L'événement qui a certainement marqué cet été reste de loin le déploiement le 22 juillet des AI Overviews (les synthèses IA affichées dans les résultats de recherche), attendu par les uns et redouté par les autres.
On savait qu’elles viendront un jour et voilà c’est fait.
Le GEO entre officiellement dans l'écosystème search français avec une vraie force de frappe (désolé ChatGPT, Perplexity et cie).
Les AI Overviews ne nous ont pas seulement apporté les traditionnels blocs de synthèse IA dans les résultats de recherche français.
Ils ont également entraîné des changements dans les résultats People Also Ask, dont les réponses sont désormais elles aussi générées par Gemini : réponses plus développées et plusieurs liens vers les sources au lieu d’un seul.
Dans l’édition précédente de la newsletter, je vous parlais des secteurs et des types de sites sur lesquels les AIO allaient frapper le plus fort. Car sur l’expérience du marche US, l’impact ne sera clairement pas le même pour tout le monde.
Voici à quoi ressemble un impact négatif des AIO : les impressions augmentent ou restent stables, mais les clics décrochent à partir du 22 juillet.
C’est notamment ce découplage entre impressions et clics qui est l’une des marques de fabrique des AIO.
Je vous conseille de créer une annotation dans votre Google Search Console pour le 22 juillet qui sera utile pour vous et tous vos collègues.
J’ai accès à beaucoup de données de sites divers et variés et tout le monde ne suit pas la même baisse, il y a beaucoup de sites dont les courbes SEO n’ont eu aucun changement (e-commerçants, business de proximité).
Tout est dans la question qui est devenue existentielle : à quel endroit l’internaute satisfait son besoin informationnel ?
S’il peut le faire directement sur la page de Google, par exemple trouver une réponse à sa question simple, un aperçu IA va certainement le capturer.
Si la satisfaction se fait dans le panier de votre site, sur votre fiche Google Business profile, dans une fiche détaillé pour une question complexe - à cette étape du développement des aperçus IA, cette audience est encore avec nous.
Google a poussé la chasse au spam à son maximum
Cet été nous a apporté pas moins de 2 Spam Updates. On voit clairement que Google serre la vis et intensifie l’éradication de tout ce qu’il considère comme non qualitatif — pour le dire gentiment.
Au total, 2026 compte déjà trois Spam Updates, contre un seul en 2025.
Et si la première mise à jour anti-spam s’était encore montrée relativement délicate, en s’attaquant surtout au spam le plus manifeste, la dernière, déployée du 18 au 21 août, n’a épargné personne.
Tel un véritable tornade, elle est passée sur les éditeurs de sites, les sites d’affiliation et les sites conçus avant tout pour vendre des liens :
Pour les fans de Marvel : Google supprime la moitié de l’Univers pour que l’autre moitié puisse survivre 🙂
L’univers a des limites, ses ressources ne sont pas infinies.
Si la vie n’est pas régulée, la vie s’éteindra.
Elle a besoin d’être corrigée.
Thanos (Avengers: Infinity War).
Google a déclassé les documents PDF
Le 8 août Google a réduit drastiquement le nombre de documents PDF dans ses résultats de recherche. Avec presqu’un mois de recul, on constate que les fichiers ne sont toujours pas revenus.
Les PDFs sont non seulement déclassés, mais sortent purement et simplement de l'index.
Est-ce un “bug prolongé” ou la nouvelle donne, le temps montrera, mais c'est un coup dur pour beaucoup de sites publics.
Par exemple, ce site a perdu entre 8 et 18k clics par jour venant sur les fichiers PDF :
Si vous avez des fichiers PDF sur vos sites, faites une simple vérification dans la Search Console, peut-être des baisses du mois d’août se cachent dedans.
Google a renforcé ses mesures anti-scraping comme jamais
Après l’obligation d’activer le Javascript (janvier 2025), suppression du paramètre &num=100 (septembre 2025), renvoi de fausses pages, remplies de vidéos Youtube et Dailymotion (mars 2026), verrouillage de la géolocalisation &gl (mai 2026), au moins 2 nouvelles mesures ont été mis en place en cet fin d’été mettant du désordre dans les outils de scraping :
Depuis 26 août Google a commencé à masquer les URLs dans ses résultats de recherche si vous n’êtes pas connecté à votre compte Google. Désormais tous les liens passent par une redirection de type google.com/goto?url=XXX :
Ayant accès à plusieurs fournisseurs, je constate que, globalement, ils ont réussi à s’adapter, certes au prix d’une hausse de leurs coûts. Mais les URLs « goto » finissent, d’une manière ou d’une autre, par remonter dans les outils SEO et GEO. Si vous suivez votre visibilité dans les moteurs IA, faites attention aux chutes possibles de citations.
Après des tests ponctuels en été, le 28 août Google a limité aussi l’exploration de ses pages profondes en mode non connecté. Essayez d’ouvrir Google en navigation privée, saisir un mot-clé et passer à la 3ème page des résultats, vous allez certainement voir ce message :
Pour suivre les évolutions des mesures anti-scraping par Google, je vous conseille de vous abonner au compte X de Monitorank, ils sont souvent les premiers à signaler des problèmes de scraping : https://x.com/monitorank.
Google veut savoir toujours plus sur nous
En SEO, lorsqu’un levier devient accessible à tout le monde, il perd mécaniquement de son importance.
Mais le système a besoin d’un équilibre. Si un facteur perd de son importance, d’autres prennent naturellement davantage de poids.
Si n’importe qui peut désormais produire un contenu « acceptable », alors, à terme, ce n’est plus tellement ce qui est dit qui fait la différence, mais qui le dit et qui se trouve derrière le contenu.
Parce qu’il faut bien l’admettre : une même affirmation publiée par un site obscur et par Le Monde n’a pas la même valeur.
Et c’est précisément là que les notions d’autorité, crédibilité et confiance prennent toute leur importance.
Cet été Google a fait des avancées intéressantes dans ce sens-là:
Depuis avril Google a déploie les “Sources préférées” en France.
Ils permettent aux internautes de choisir les médias et les sites qu’ils souhaitent voir apparaître plus souvent dans la section « À la une » (Top Stories), et pour Google construire son graph des sites de confiance.
Jusque-là on pouvait ajouter un site dans les sources préférées via un bouton dans le bloc “A la Une” :
Cette été Google est allé plus loin et a proposé à tous les éditeurs de sites d’ajouter sur leurs site un bouton permettant d’ajouter le site dans les sources préférées.
Voici un exemple comment c’est intégré sur Abondance :

De son côté la Search Console a ajouté la possibilité d’ajouter les comptes de réseaux sociaux.
Les utilisateurs peuvent désormais voir les performances de leurs posts sociaux dans les résultats de recherche, et pour Google cela facilite la tache d’associer vos profils officiels de marque à votre présence en ligne.
Et pour terminer, je vous recommande vivement un article de Sylvain et Damien sur la notion d’auteur dans les systèmes de Google :
ChatGPT s’est recentré sur les sources officielles et les marques reconnues
Du côté de ChatGPT, cet été a été marqué par le lancement le 26 juin 2026 de sa nouvelle gamme de modèles : GPT-5.6-Luna, GPT-5.6-Terra et GPT-5.6-Sol .
Comme d’habitude, chaque changement de modèle influence tout de suite la manière comment ChatGPT génère ses réponses, et ce dernier n’en a pas été l’exception :
A partir du 8 août ChatGPT a commencé à formuler ses requêtes fan-out de manière particulière - en introduisant l’opérateur “site:” suivi de nom de site officiel. D’après notre data collectée sur LLM-Insights, entre 30-40% de prompts ont au moins une requête fan-out de type “site:domaine.com” :
Une autre évolution dans la même direction: ChatGPT a commencé à la même période à injecter régulièrement des marques reconnues directement dans ses requêtes fan-out. Les dés sont ainsi en partie jetés dès le départ : les réponses finales sont orientées vers les marques déjà identifiées par le modèle, au détriment des acteurs moins connus.
Voici deux exemples dans le secteur de la finance :
Et pour changer un peu, un exemple de la pâtisserie :
Quand l’intention de recherche requiert des données officielles, ChatGPT n’hésite pas désormais à ajouter de plus en plus tout simplement “site officiel” :
Parallèlement à cette réorientation de ChatGPT vers les sites officiels et les marques reconnues, Reddit enchaîne les déconvenues. Encore au printemps, la plateforme figurait parmi les sources les plus citées par ChatGPT. Depuis juillet-août, sa visibilité dans les réponses de ChatGPT s’est toutefois effondrée, atteignant un niveau historiquement bas.
ChatGPT a renforcé son RAG et a continué à développer son propre index
Nous savons depuis longtemps que ChatGPT interroge Google par l’intermédiaire de fournisseurs externes de résultats de recherche, notamment SERP API.
Les procédures judiciaires qui ont suivi après cette découverte, entre SERP API et Google ont poussé OpenAI à diversifier ses sources de résultats Google.
Alors, qu’y a-t-il eu de nouveau cet été ?
Le 24 juin, Suganthan Mohanadasan a publié une analyse dans laquelle il révèle avoir découvert, dans les fichiers système des conversations ChatGPT, un nouveau paramètre baptisé result_source, pouvant prendre quatre valeurs : serp, labrador, bright et oxylabs.
Cette étude a été poursuivi par les équipes de Peec AI qui ont confirmé les éléments suivants:
Ces valeurs semblent indiquer le fournisseur à l’origine de la page considérée comme candidate à la citation dans ChatGPT.
OpenAI ne s’appuierait plus sur un seul fournisseur pour récupérer les résultats Google, mais sur plusieurs sources en parallèle.
Labrador est le nom interne de la famille d'index de recherche d'OpenAI. Pour être moins dépendant des moteurs classiques, OpenAI est en train de développer son propre index.
Serp, bright, et oxylabs font référence aux 3 scrapeurs externes (Serp API, BrightData et Oxylabs). Beaucoup d’outils GEO sur le marché aujourd’hui sont basés sur leurs infrastructures.
David Konitzny a publié sur LinkedIn, qu’il avait intercepté une autre source : bing. Je l’ai vu également et ne peux que confirmer - Bing est de retour (à côté de Google) :
GEO local : ChatGPT utilise Yelp et développe son propre scoring des établissements locaux
Dan Hinckley a découvert dans le trafic réseau de ChatGPT l’existence d’un champ rank_score utilisé pour classer les établissements locaux.
Sur une requête concernant les avocats à Los Angeles, ChatGPT a constitué un pool de 13 entreprises, avant d’en recommander 7.
Le score varie selon la requête : un même établissement peut donc obtenir des valeurs différentes.
Et surtout, un score élevé ne garantit pas d’être recommandé : une entreprise affichant un score de 4,891 n’est pas apparue dans la réponse, tandis que des entreprises avec des scores de 3,875 et 3,717 ont été retenues.
Sur les 13 candidats, 8 provenaient du flux Yelp, et 6 des 7 entreprises finalement recommandées en étaient également issues. Une nouvelle raison, donc, de soigner ses profils d’entreprise externes : catégorie, nom, adresse, téléphone, note, avis et photos peuvent tous contribuer à la visibilité locale dans les réponses générées par ChatGPT.
Anthropic a annoncé l’ajout d’un filigrane dans les contenus générés par ses modèles
Le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act est entré en application dans l’Union européenne. Il oblige les fournisseurs d’IA générative à marquer leurs contenus dans un format lisible par machine. En quête d’un noble objectif : lutter contre la désinformation, prévenir les tromperies et protéger les droits fondamentaux des citoyens etc. etc.
Pour respecter la nouvelle réglementation, le 11 août, Anthropic annonce le watermark textuel de Claude intégré dans les modèles sortis après le 2 août.
A ce jour, il s’agit des modèles Fable 5.1 et Mythos 5.1 sortis en septembre qui doivent avoir intégré le filigrane.
Pour les textes, Anthropic utilisera la technologie SynthID-Text développée par Google DeepMind. Elle sera basée sur un choix de mots plus ordonné statistiquement et imperceptible à l’œil nu.
Malgré le fait que la technologie a été conçue au sein des équipes de Google, le moteur de recherche n’y aura pas accès, par manque de clé de lecture secrète faisant partie intégrante du dispositif.
Anthropic s’est engagé également à proposer un outil de détection de '“participation de Claude dans la création du contenu”, qui est pour l’instant partagé en béta fermée avec un nombre restreint des acteurs.
Google Search Console et Bing Webmaster Tools ont avancé sur leurs outils de suivi GEO
Après des tests au Royaume-Uni, le rapport des performances dans l'IA générative est arrivé dans les Search Console de tous.
Le rapport présente un seul indicateur - impressions - et je fait que montrer combien de fois vos pages ont apparu dans les AI Overview et AI Mode de Google.
Avec l’introduction de ce rapport, Google a ajouté dans les paramètres de votre compte Search Console, un outil de contrôle de visibilité IA : vous pouvez désormais signaler que vous ne souhaitez pas apparaître dans les AI Overviews et Google.
Cet outil a été introduit sous la pression des régulateurs, et n’a aucun sens pour les éditeurs de sites. Désactiver l’affichage dans AI Overview = se couper une partie de visibilité organique.
En même temps Microsoft nous a vraiment gâtés.
Microsoft a déployé en juin 4 nouveaux indicateurs pour analyser la visibilité d'un site dans Microsoft Copilot et les résumés IA de Bing: Intents, Topics, Citation Share et Compare.
L’objectif est de permettre aux éditeurs d’aller au-delà du simple comptage des citations et de mieux comprendre le contexte des requêtes, leur visibilité thématique et leur présence relative dans les réponses générées par l’IA.
Intents classe les requêtes selon leur intention,
Topics regroupe les requêtes associées autour de grandes thématiques,
Citation Share mesure la présence relative d’un site parmi les sources citées pour une requête donnée.
Pour rappel, Bing Webmasters c’est par ici - https://www.bing.com/webmasters/ :)
Google a changé sa façon de sanctionner le parasite SEO en Europe
Depuis 2024 Google mène sa politique de « site reputation abuse » pour lutter contre une pratique bien connue des SEO : publier du contenu tiers sur un site bénéficiant d’une forte autorité afin de profiter de sa réputation pour mieux se positionner dans Google.
C’est notamment le principe des techniques dites « parasite SEO » et “serp domination”.
Mais tout à la fin de l’été, Google a changé sa manière d’appliquer cette politique dans l’Espace économique européen.
Après des discussions avec la Commission européenne dans le cadre du DMA, depuis le 30 août les actions manuelles liées au « site reputation abuse » n’ont désormais plus d’impact direct sur les résultats affichés aux utilisateurs européens.
Cela ne signifie pas pour autant que Google abandonne la lutte contre le parasite SEO.
Pour les internautes européens, Google peut désormais isoler la section concernée d’un site dans ses systèmes et la faire évoluer indépendamment du reste du domaine. En dehors de l’EEE, les actions manuelles continuent, elles, d’avoir un impact direct sur la partie concernée du site.
Ce changement est bien curieux : la même page peut donc faire l’objet d’une action manuelle, tout en continuant à apparaître normalement dans les résultats européens.
Google précise par ailleurs que les propriétaires de sites continueront d’être informés de ces actions dans la Search Console.
Google et Anthropic ont subi les foudres des régulateurs
Parmi ceux qui n’ont pas chômé cet été, nous retrouvons également les différentes institutions européennes, qui n’ont pas fait dans la dentelle lorsqu’il s’est agi de distribuer les amendes :
1er juillet : un tribunal suédois spécialisé condamne Google à verser 1,7 Md€ de dommages et intérêts à PriceRunner.
2 juillet : 4,1 Md€ l’amende infligée à Google pour abus de position dominante Android.
20 juillet 2026 : ~1,5 Md$, le plus gros règlement copyright de l’histoire US infligé à Anthropic (482 460 œuvres, ~3 000 $/œuvre).
23 juillet : première amende DMA contre Google : 460 M€ pour avoir favorisé ses propres services dans Google Search (shopping, hôtels, transport et sport) et 430 M€ pour avoir restreint la possibilité, sur Google Play, pour les développeurs de rediriger les utilisateurs vers des offres disponibles en dehors de la plateforme.
Une étude a révélé l’architecture de Google Maps
RESONEO a décortiqué l’architecture interne de Google Maps à partir d’un binaire récent de Google, croisé avec le leak de 2024 et des analyses du trafic réseau.
Une étude très intéressante révèle notamment :
72 signaux de ranking dans Oyster Rank,
793 fournisseurs de données,
446 types d’intentions locales
plus de 10 900 déclarations Geostore.
Mais le principal enseignement n’est pas une nouvelle liste de « facteurs de ranking ». Google construit une entité géographique canonique à partir de nombreuses sources, parfois contradictoires, puis la relie au Knowledge Graph et au Web. Les données sont évaluées selon différents niveaux de confiance et peuvent être fusionnées ou arbitrées par Google.
L’étude montre également que la proximité ne fonctionne pas comme un simple rayon fixe : la zone de recherche varie selon la requête et la densité locale.
Le Web et Maps sont par ailleurs beaucoup plus étroitement liés qu’on pourrait le penser, notamment via les entités et les documents associés à celles-ci.
Cette architecture, déjà complexe, prend une nouvelle dimension avec Gemini et Ask Maps. Google dispose déjà des entités, attributs, avis, signaux comportementaux, données géographiques et sources Web nécessaires pour permettre à l’IA de raisonner sur les lieux et de formuler des recommandations beaucoup plus complexes.
Merci d’avoir lu jusqu’à la fin, si la période estivale s'est révélée aussi dense, la rentrée promet de l'être tout autant.
A bientôt !

























